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Paroles de spectateurs

PAROLES DE SPECTATEURS Comment naît l’amour du théâtre ?

Nous souhaitons donner la parole aux spectateurs. Nous leur avons demandé de nous raconter leur amour du théâtre, leur première fois, leurs souvenirs, leurs émotions… COMMENT NAÎT L’AMOUR DU THÉÂTRE ? PAR ANNE-MARIE LARDEAU D’une famille nombreuse, versée surtout sur la musique, j’ai toujours connu le collectif : nous chantions en chorale, dirigés par notre frère aîné, nous faisions partie …

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PAROLES DE SPECTATEURS J’aime le théâtre

Nous souhaitons donner la parole aux spectateurs. Nous leur avons demandé de nous raconter leur amour du théâtre, leur première fois, leurs souvenirs, leurs émotions… J’AIME LE THÉÂTRE PAR JEAN-MARIE LARDEAU Allez, disons 14 ansPeut-être. Allez donc savoir 65 ans plus tard !Disons quand même 14 ans, il faut bien commencer par quelque chose.Donc 14 ans.Un professeur de français, …

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PAROLES DE SPECTATEURS Journal d’un comédien amateur

Nous souhaitons donner la parole aux spectateurs. Nous leur avons demandé de nous raconter leur amour du théâtre, leur première fois, leurs souvenirs, leurs émotions… comment je suis venu au théâtre, ou le journal d’un comédien amateur par Philippe Carré Mon rapport au théâtre ? Quand je regarde en arrière, et la période actuelle y est propice, …

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PAROLES DE SPECTATEURS Pourquoi j’aime le théâtre

Nous souhaitons donner la parole aux spectateurs. Nous leur avons demandé de nous raconter leur amour du théâtre, leur première fois, leurs souvenirs, leurs émotions… Pourquoi j’aime le théâtre par Alain Michel J’ai découvert le théâtre quand j’étais étudiant Il y a donc bienlongtemps ! Et je ne me souviens plus très bien dans quel ordre maisj’ai fait mon initiation avec lui et avec la danse contemporainegrâce à ce qui était alors la Maison de la Culture de Rennes,aujourd’hui siège du TNB dirigé par Arthur Nauzyciel. Pour la danse (comme c’est toujours encore le cas), j’ai oublié letitre de ma première pièce, mais pas celui de la compagnie : leHarkness Ballet de New York. Je n’en trouve plus aucune trace surInternet ! En 1970 ou peut-être 1971, ce spectacle m’avait subjuguéet depuis je suis un grand amoureux de la danse contemporaine.  Ma découverte du théâtre remonte à la même époque. J’ai assisté àde belles mises en scène que je peux encore citer, malgré le tempspassé : Capitaine Schelle, capitaine Eçço de Rezvani (par JeanPierre Vincent), La Cuisine ( Ariane Mnouchkine), L’Irrésistibleascension d’Arturo Ui, Six personnages en quête d’auteur ; j’aiaussi en mémoire Le Grand Magic Circus de Jérôme Savary. Voici aumoins pour mes souvenirs initiatiques ! C’est  grâce à eux que jecrois à la nécessité absolue de faire accéder les jeunes aubonheur du spectacle vivant. La théorie de l’ensemencement ? N’est-cepas la raison de ma capacité à citer des pièces vues voicicinquante ans alors que j’ai souvent moins de mémoire pour les plusrécentes ! Heureusement maintenant je garde les feuilles de salle !…Et je les consulte à l’occasion. Jeune adulte, mes occupations professionnelles et familiales m’ontéloigné du spectacle vivant ou je n’en n’ai conservé aucun souvenirmarquant… Ai-je même fréquenté des théâtres ? Mais j’en conservais sans doute la nostalgie pour choisir de renouer avec lespectacle par le festival d’Avignon. C’était, je crois, vers la fin desannées 80. Pas du tout initié aux « codes » du festival , et tropintimidé par le In, dans mon esprit réservé à une élite, j’aidécouvert le Off. Cela m’a plu et j’y suis retourné l’annéesuivante et chaque année depuis… d’abord quelques jours seulement,privilégiant peu à peu le In, puis totalement. Faisant tomber mespréjugés de départ sur son accès difficile. Le plus difficile pour le néophyte c’est d’avoir des billets et de choisir son programme mais il faut simplement oser aller à la découverte et les tarifssont à la portée de la plupart. Désormais, retraité, j’y reste plus longtemps et j’y consacre latotalité de mes vacances estivales, grâce surtout à la chanced’avoir découvert, par AirBnb, depuis plusieurs été, un modestestudio magnifiquement placé, en plein coeur de la ville, et bonmarché, ce qui me permet de consacrer l’essentiel de mon budget auxspectacles. Mon goût pour le théâtre s’est affirmé et affiné année aprèsannée. Ce que, au début, j’excluais par peur m’est devenu peu àpeu plus familier. Par exemple, les pièces en langue étrangère avecun sur-titrage (j’en ai vu d’inoubliables), ou des pièces de trèslongue durée ( j’ai fait l’expérience, elle aussi inoubliable de 2066, près de douze heures !!…). Sans doute, ne devient-on pas amoureux du théâtre du jour au lendemain, comme on ne devient pas œnologue à son premier verre ! On l’apprivoise ! Mais quel bonheur ! Pour répondre à la question – pourquoi j’aime le théâtre ? – jeprécise que je n’aime pas toujours le théâtre, notamment quand ilest vulgaire ou, à l’inverse, ésotérique. Pour que je l’aimevraiment il faut un bon texte, de bons interprètes, une bonne mise enscène, trois exigences préalables. Et il faut également qu’ilm’apporte quelque chose : une émotion, un autre regard sur le mondedans lequel je vis. Le théâtre, mais je crois pouvoir ajouter l’artdans son ensemble, répond souvent à des questionnements actuels enapportant, parce que c’est son essence, une esthétique, parfois dela poésie, parfois de la nécessaire provocation. Je vais au théâtre pour y être ému, parfois bouleversé, parfois pour ensortir plus intelligent. Je l’aime quand il répond à cela. Lethéâtre, en supplément à l’éducation, à la lecture, participeà la construction de l’individu. Il permet aussi, à l’occasion, dedécouvrir des auteurs ignorés ou de les rendre plus accessibles.Mais en approfondissant ma réflexion je remarque que ce que j’aimedans le théâtre je l’aime aussi dans le cinéma, la littérature.  Au …

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