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GRAMMAIRE DES MAMMIFÈRES

WILLIAM PELLIER / JACQUES VINCEY

3 nov > 13 nov

CREATION JACQUES VINCEY / ENSEMBLE ARTISTIQUE 2021 

 

 

Mercredi 3 novembre à 20h

Jeudi 4 novembre à 19h

Vendredi 5 novembre à 20h

Samedi 6 novembre à 16h

Lundi 8 novembre à 19h

Mardi 9 novembre à 20h

Mercredi 10 novembre à 20h

Jeudi 11 novembre à 19h

Vendredi 12 novembre à 20h

Samedi 13 novembre à 16h

 

Durée estimée 2h15

 

Rencontres avec l'équipe artistique à l'issue des représentations le jeudi 4 novembre et le jeudi 11 novembre.

Pièce chorale, rituel dionysiaque, bombe à fragmentation et exorcisme verbal : Grammaire des mammifères est tout cela et plus encore. Dans ce kaléidoscope de situations et d’éclats de vie, les codes de représentation explosent. L’univers-langue de William Pellier est porté par une meute de jeunes comédiens et orchestré par Jacques Vincey.

 

Un matériau brut qui n’aspire qu’à devenir diamant, à condition de rayer et railler le bon sens en fracturant la réalité : Grammaire des mammifères est un texte sans histoire ni personnages entre jeu et profération, instinct et lâcher prise. Avec huit comédiens de l’ensemble artistique du T° et la complicité de Vanasay Khamphommala (dramaturge et chanteuse) et de Thomas Lebrun (chorégraphe), Jacques Vincey relève le défi de donner forme à l’écriture de William Pellier. De quoi précipiter les interprètes dans une frénésie jubilatoire ! En quête d’une grammaire commune, nos acteurs-mammifères se frottent aux barreaux d’une cage prête à éclater. Véritable machine à jouer, Grammaire des mammifères est à la fois un manifeste des temps présents, un poème incandescent et une critique vivifiante de nos conditionnements sociaux, affectifs et sexuels.

LIRE LA REVUE DE PRESSE

 

 

Extraits de presse

 

"C’est un spectacle constamment réjouissant, alerte, surprenant, joliment déstabilisant et souvent très drôle. [...] Et quelle expérience ! Jouissive autant que ludique..." Médiapart

 

 "Vraiment épatant. Et tellement réjouissant. La mise en scène signée par Jacques Vincey de ce morceau de bravoure dramatique ne souffre aucune réserve. Il faut souligner la performance commune." La Terrasse

 

 "Le texte de Grammaire des mammifères, absurde et foisonnant, est un défi. Il fallait toute la passion de Jacques Vincey pour lui donner vie. Toute la fougue, le talent et le désir de la jeunesse pour la faire vivre. Chacun joue sa partition avec fougue, acidité et souplesse." Transfuge

 

"Le spectacle, mené à un train d’enfer et plein d’enthousiasme, se termine déjà. Mais pourquoi déjà ? Il n’y a pas encore, je ne sais pas, deux heures de plus ? On ne les verrait pas passer." Un Fauteuil pour l'Orchestre

 

"Mis en scène par le directeur du lieu Jacques Vincey, les huit comédien.nes de l’ensemble artistique du Théâtre Olympia – Centre Dramatique National de Tours s’emparent de Grammaire des mammifères de William Pellier. Tous excellents, ils mettent en lumière une écriture riche et singulière que l’on s’étonne de si peu connaître." SceneWeb

NOTE D’INTENTION

 

Grammaire des mammifères est une pièce chorale qui explose les codes de représentation. Un rituel dionysiaque, joyeux et impudent, qui met à nu les personnages que nous composons sur le « grand théâtre du monde ». Une bombe à fragmentation qui pulvérise nos conditionnements sociaux, affectifs, sexuels…
Un exorcisme verbal, jubilatoire et sauvage.

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Les mots de William Pellier traquent la conscience sous le masque, révèlent la viande sous la peau. Libido et pulsions primaires composent un kaléidoscope de situations et d’éclats de vie qui se combinent dans une logique aléatoire et vertigineuse. La parole précipite les interprètes dans une frénésie impossible à circonscrire dans les règles cohérentes d’une grammaire commune. Les comportements des mammifères de cette comédie humaine sont déterminés par des principes qui leur échappent. La prolifération des histoires individuelles saborde la construction d’un récit commun au profit d’une révélation de notre humanité à cru.

 

Grammaire des mammifères est un manifeste théâtral, sans dogmatisme ni visée morale. Le texte est un matériau brut, écrit pour être dit, proféré. C’est une machine à jouer où la parole circule comme sur un terrain de foot : s’adapter et réagir dans l’instant oblige les « joueurs » à combiner instinct et virtuosité, maîtrise et lâcher prise. La personne transparait régulièrement sous le personnage pour injecter des bribes de sa « vraie » vie dans les fictions qui s’élaborent provisoirement, puis s’évanouissent. Le cadre est précis mais l’improvisation constante. Le texte est un paysage qui ne se révèle que lorsqu’on s’y aventure corps et âme, dans la puissance et la fragilité de l’instant présent.
Pas de clés, de codes, de méthode : il faut inventer ses propres outils pour s’approprier cette écriture.

 

Ce spectacle m’entraine sur un terrain inconnu, dangereux et excitant. Je m’y aventure avec les huit jeunes comédien.ne.s de la troupe de l’Ensemble artistique du T°. Nous empoignerons cette matière théâtrale qui prend racine dans les modes de représentation du XXéme siècle pour les mettre en crise à l’orée du XXIéme.
Nous combinerons l’insolence des premiers gestes à la force de l’expérience. La structure interne de ce texte-partition sera soutenue par son organisation plastique, chorégraphique et musicale. Thomas Lebrun* et Vanasay Khamphommala* m’aideront à révéler les lignes de forces souterraines de cette grammaire à laquelle les acteurs-mammifères viendront se frotter comme aux barreaux d’une cage à faire éclater.

 

Jacques Vincey

 

* Thomas Lebrun est chorégraphe et directeur du CCN de Tours
* Vanasay Khamphommala est dramaturge, metteur en scène et performeur. Il est également chanteuse.
 

WILLIAM PELLIER

 

William Pellier écrit depuis 1984. Il est l’auteur d’une douzaine de textes théâtraux, et de quelques récits qui oscillent entre essai et fiction. Hétérogène dans sa forme et son sujet, son théâtre met le plus souvent en scène des personnages aux prises avec le langage, comme égarés dans l’attente d’une conclusion. Cette métaphore tragique de l’existence est cependant dynamitée par l’humour et l’ironie. Objets littéraires autant que scéniques, ses pièces questionnent à la fois la langue, la narration et la dramaturgie : elles cherchent à défier les logiques attendues, jouent avec ce qu’on ne saurait dire, travaillent dans la distance entre représentation et perception. Leur fonctionnement complexe offre une grande latitude d’interprétations, et les ressources qu’elles cachent trouvent, une fois l’énigme déchiffrée, à se déployer sur scène.

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Grammaire des mammifères

Nous espérons vivement que la Grammaire ne raconte ouvertement rien, mais éveille confusément en chacun QQCH. Nous espérons qu’elle constitue d’abord un réjouissant jeu de société pour ceux qui s’y collent. Puis nous invitons ceux-ci à débiter toute phrase comme un coup de hache dans l’obscurité avec pour mission de se créer son propre personnage pour aller se l’empoigner avec autrui dans la lumière en tâchant de le faire durer le plus longtemps possible au cours du jeu social. Au gré des différentes parties (attraction, répulsion, pénétration puis humiliation, soumission et enfin chasse à l’homme pour finir dans la casserole) nous invitons l’auditoire à reconnaître les siens et à faire le bilan de sa carrière à ce moment précis. A la fin du jeu, chacun pourra échanger avec autrui autour d’un morceau de cochon d’Inde grillé et d’un verre d’eau de bocal à poisson rouge.

 

 

Biblio express

Le Tireur occidental (Espaces 34, 2004). Lauréat du concours Racconti (1994). Traduit en italien.

La Vie de marchandise (Espaces 34, 2009). Lauréat des Journées d’auteurs de Lyon (1996). Traduit en allemand. Lauréat du festival Primeurs de Sarrebruck (2012).

Grammaire des mammifères (Espaces 34, 2005). Mention du jury au Grand prix de littérature dramatique (2006). Traduit en italien.

– Vesterne (Espaces 34, 2020). Résidence d’écriture au Spitzberg (2007), suite à une commande d’écriture du Théâtre de la Tête noire, Saran. Lauréat du Prix d’écriture théâtrale de Guérande (2013).

Le Pays profond (en cours). Résidence d’écriture itinérante en vélomoteur dans le Massif central (2013), suite à une commande d’écriture du Théâtre de la Tête noire.

Entretien avec Jacques Vincey

 

"J’ai eu un choc. De l’ordre d’une révélation. C’est un brûlot esthétique – et politique – flamboyant."
"Quelque chose se joue de l’ordre d’une cérémonie théâtrale formidablement transgressive. Et joyeuse. Extrêmement joyeuse."

 

Lire l'intégralité de l'entretien de La Terrasse

production et coproduction

production Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia
coproduction Centre chorégraphique national de Tours avec la participation du dispositif Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire

Texte William Pellier (Editions Espaces 34)

Mise en scène Jacques Vincey

 

En complicité avec Vanasay Khamphommala, dramaturge et chanteuse et Thomas Lebrun, chorégraphe

 

Scénographie Mathieu Lorry-Dupuy

Assistanat scénographie Léonard Adrien Bougault

Lumières Diane Guérin

Son Alexandre Meyer

Costumes Céline Perrigon

Vidéo Blanche Adilon-Lonardoni et Maël Fusillier

Assistanat mise en scène Blanche Adilon-Lonardoni

 

Avec

Alexandra Blajovici

Garance Degos

Marie Depoorter

Cécile Feuillet

Romain Gy

Hugo Kuchel

Tamara Lipszyc

Nans Mérieux