La vie du T°

judith : un projet de Karin Romer, Catherine Jacoux et dimitri Tsiapkinis

D’août 1997 à mars 2021, du Théâtre Louis Jouvet au Théâtre Olympia…
24 ans durant, Karin Romer sillonnera « les routes de France et de Navarre » selon son expression.
Avec la même intensité, elle lancera le training d’un atelier de théâtre dans une salle de classe ou assistera aux premier pas d’un.e metteur.se en scène ou d’un.e comédien.ne dans une salle de théâtre.
A tous les postes, sur tous les fronts, cette « volute entre deux courants d’air » laisse dans son sillage sa grande bienveillance, son érudition discrète et son amour du jeu. Elle sait regarder Karin Romer. Ce regard profond et juste qu’elle pose sur les œuvres, parfois jusqu’à une centaine de spectacles par saison.
Une profondeur et une justesse qui lui permettent de percevoir le futur des œuvres théâtrales, les possibles parcours des artistes.

« Cinématon » de Karin Romer réalisé par Gérard Courant en 1985

Si on fait le calcul – approximativement – tout au long de son passage au centre dramatique de Tours, Karin a dû voir plus de 2400 spectacles. Et encore plus d’élèves ou d’étudiant.e.s…
Une infatigable énergie. Une curiosité sans limite. Le goût du défi. 

C’est en tant qu’artiste qu’elle transmet, c’est en tant qu’artiste qu’elle échange. 
Comédienne, danseuse, férue de musique classique, de littérature – notamment russe – , de vin de bordeaux… elle a travaillé des centaines d’œuvres avec les élèves et fait tout autant de lectures.
C’est en artiste intrépide qu’avec joie elle s’élance dans ce nouveau projet : Judith d’Howard Barker.
Karin nous a fait l’honneur de partager les prémisses de cet objet théâtral. Un geste artistique qui lui donne l’occasion de saluer ses collègues.
Elle quitte le T° et part retrouver le flot de ce qui n’a jamais cessé de l’animer : jouer !

Il y a quelque temps, Karin Romer, Catherine Jacoux et Dimitri Tsiapkinis nous ont montré une étape de leur travail autour de Judith, une pièce de Howard Barker.
Un texte puissant qui réunit des artistes audacieux et complices.
L’occasion pour nous de leur poser quelques questions sur ce
projet !

D’abord il y a eu une rencontre fulgurante avec le texte de Howard Barker. Un saisissement. Une évidence. Le désir, la nécessité de se confronter à lui, de le faire entendre. […]
Barker cisèle son écriture, elle est fondamentalement rythmique. Il y a une exacerbation de la tension physique dans l’écriture. Les corps seront de toute évidence mis à l’épreuve autant dans les silences et que dans les dialogues.

Extrait de la note d’intention

Crédit photos : Marie Pétry
www.mariepetry.com

Au Suivant Poste

Précedent Poste

© 2022 La vie du T°

Thème par Anders Norén

Facebook
Instagram
Twitter
YouTube