Trop beau pour y voir
Trop beau pour y voir explore l’histoire du chlordécone, un pesticide dangereux utilisé aux Antilles françaises jusqu’en 1994. Cette pièce de théâtre documentaire et décalée relie des histoires intimes à celle qu’on écrit avec un grand H.
Le chlordécone a été interdit aux États-Unis en 1975 et déclaré cancérigène en 1979. Dans cette pièce de l’autrice et metteuse en scène d’origine guadeloupéenne, Béatrice Bienville, et du comédien et metteur en scène franco-algérien, Yassim Aït Abdelmalek, on (re)découvre le scandale de ce pesticide. Utilisé en Guadeloupe pour « protéger » les bananeraies des années 70 à 90, il a durablement contaminé les sols et les populations locales. Une histoire universelle de l’empoisonnement de l’eau et des terres, qu’on peine à croire sur cette île paradisiaque. Trop beau pour y voir, c’est une histoire qui dérange comme la plupart des affaires coloniales. Un drame qui traverse toutes les régions du monde.
Avec une distribution majoritairement caribéenne, cette pièce met en scène une grande fresque baroque et créole. Elle mêle des personnages historiques et fictionnels, avec humour et gravité.
Prix du Jury du Festival des Prix du Théâtre 13
Texte Béatrice Bienville
Mise en scène Yassim Aït Abdelmalek
Avec Jade Crespy, Mylène Wagram, Cindy Vincent, Luka Mavaetau, Ilana Micouin Onnis, Augustin De Winter
Création lumière Mattéo Vigueras
Création son Nathan Minière
Création costumes Magdaléna Calloc’h
Compagnie Collective Dévorante
Production Collective Dévorante
Coproduction Théâtre 13, Artcena - Aide à la création, Bourse Beaumarchais-SACD et la SACD
Avec le soutien et l’accueil en résidence du Nouveau Théâtre de l’Atalante, de l’École et du Théâtre du Nord, du Théâtre des Quartiers d’Ivry
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec le soutien du dispositif d’insertion de l’École du Nord, financé
par le ministère de la Culture et la Région Hauts de France
Le texte est paru aux Editions Théâtrales, et a bénéficié d’une bourse
découverte du CNL, d’un chantier à Théâtre Ouvert, et d’une résidence à la Chartreuse - CNES.
Création 2025